Luke est blanc comme neige

Goscinny délivre ici un récit nettement plus structuré. D'un côté ça fait plaisir. D'un autre, les explications de fin affaiblissent un peu l'intrigue. En tous cas, globalement, la tension monte bien, pour une fois on a même peur pour Luke au fur et à mesure que l'étau se resserre. Faut dire qu'il en prend pour son grade : pour une fois, personne ne semble le connaître, à part un vieux copain, et les gens sont vraiment prêts à croire qu'il est un truand alors qu'il agit en gentil comme d'habitude. De plus, on sent bien que les auteurs prennent un malin plaisir à le ridiculiser mais aussi à tourner en dérision la série.

Graphiquement, Morris délivre un bon boulot. Je veux dire que sur ces derniers albums, le dessinateur m'avait apparu moins précis dans son trait, plus paresseux. Ici, il semble avoir pris un bon rail de coke avant de s'y mettre tant ses dessins sont riches et surtout ses personnages sont expressifs.

Bref, un très bon album, amusant et palpitant.
8
Écrit par

Créée

le 15 nov. 2014

Critique lue 407 fois

6 j'aime

2 commentaires

Fatpooper

Écrit par

Critique lue 407 fois

6
2

D'autres avis sur Le Cavalier blanc - Lucky Luke, tome 43

Critique de Le Cavalier blanc - Lucky Luke, tome 43 par mavhoc

43ème tome des aventures du célèbre cow-boy solitaire, on ne peut que être déçu de voir qu'après tant d'épisode, il est encore possible pour le terrible duo Morris-Goscinny de commettre encore des...

Par

le 28 sept. 2013

4 j'aime

2

Peut-être sous estimé

Poursuivant mes investigations sur la mutation du modèle héroïque durant les années 70, je vous propose quelques réflexions sur un album certes moins qualiteux que les autres mais méritant d'être...

Par

le 11 déc. 2020

3 j'aime

Du même critique

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

Par

le 3 janv. 2016

123 j'aime

35

Strip-Tease
10

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

Par

le 22 févr. 2014

123 j'aime

45

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

Par

le 16 janv. 2011

116 j'aime

55